Sur la route de Montalcino

Jean-François Viot

Metteur en scène Olivier Leborgne
Interprétation Grégoire Baldari, Michaël Manconi, Maud Pelgrims, François Sikivie, Alexandre von Sivers

  • Saison 2009 -2010
  • Création
  • du 5 au 13 novembre 2009
  • Théâtre Jean Vilar
  • Durée : 1h30 sans entracte

Le Big Bang en question

1957. Au milieu de la campagne toscane, une panne de voiture force un couple de Britanniques et leur ami belge à regagner le village le plus proche. Barbara souffre de la chaleur. Fred Hoyle, son mari, râle contre le monde entier. Georges Lemaître, lui, prend les choses avec bonhomie. Certes, le contretemps est fâcheux : ils ne pourront sans doute pas honorer le rendez-vous que leur a fixé le Saint-Père le lendemain. Mais leur cohabitation forcée n’est-elle pas, après tout, une extraordinaire occasion ? Car dès qu’ils ont été rassérénés par l’accueil tout italien de l’aubergiste Virgilio, la querelle éclate entre Georges, chanoine et concepteur de la théorie du Big Bang, et Fred, son opposant le plus farouche

Basée sur des faits historiques, Sur la route de Montalcino s’en écarte avec une joie évidente pour explorer une rivalité intelligente et pleine d’humour. Traitant avec une légèreté déconcertante d’un problème aussi scientifique que le Big Bang, la pièce invite à une réflexion sur le sens de l’existence. Brillant, raffiné et drôle.

En 1927, Monseigneur Georges Lemaître, cosmologiste belge et professeur à l’Université de Louvain, affirme que l’univers est en expansion et propose une évolution de l’univers à partir d’un « atome primitif ». Une vingtaine d’années plus tard, Fred Hoyle, cosmologiste britannique issu de l’Université de Cambridge, considère que cette théorie résiste au bon sens et met au point l’idée d’un univers globalement stationnaire. Hoyle, qui entendait ridiculiser la théorie de Lemaître en faisant un bon mot, rebaptisa celle-ci « Big Bang » en 1949, au cours d’une émission de la BBC.

En 1951, Pie XII, qui suivait de près les évolutions de la science, fit un discours devant l’académie pontificale sur « les preuves de l’existence de Dieu à la lumière de la science actuelle de la nature ». Il y invoquait, sans jamais nommer ni Lemaître ni sa théorie, l’idée nouvelle que le monde serait né d’une singularité qui, pour lui, était précisément la création par Dieu. Lemaître n’apprécia pas que le Pape récupère les théories du Big Bang, car elles n’étaient encore qu’une hypothèse, mais surtout parce qu’il voulait que religion et science restent bien séparées.
Guy Duplat, La Libre Belgique, novembre 2008

Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar et du Festival de Théâtre de Spa
En collaboration avec le Centre Culturel d’Ottignies - Louvain-la-Neuve www.poleculturel.be


Soirée rencontre le jeudi 12 novembre

Conférence-débat : Georges Lemaître et la théorie du Big Bang
en partenariat avec l’Unité de physique théorique et de physique mathématique de la Faculté des Sciences de l’UCL.

Exposition Georges Lemaître du 5 au 13 novembre

présentée par les Archives Georges Lemaître

Visitez le site de l’auteur : www.viotart.eu

Toute la distribution

Auteur Jean-François Viot-Metteur en scène Olivier Leborgne-Interprétation Grégoire Baldari, Michaël Manconi, Maud Pelgrims, François Sikivie, Alexandre von Sivers-Décor et costumes Edouard Laug-Lumières Laurent Béal-Assistante à la mise en scène Emilie Fromont-Construction décor Mathieu Regaert, Marc Cocozza, Christophe Beaugé-Peinture décor Marianne De Wil, et son équipe-Régie lumières Jacques Perera-Régie son Manu Maffei-Régie plateau Mathieu Regaert-habilleuse Emmanuelle Froidebise-Direction technique Jacques Magrofuoco

Photos

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Atelier Théâtre Jean Vilar | 1348 Louvain-la-Neuve - Belgique

Administration : 010/47.07.00 - info atjv.be
Réservations : 0800/25.325 - reservations atjv.be